| jeudi 29 janvier 2009, a 20:08 |
| Discours lors de la manifestation |
Discours lors de la manifestation
du samedi 3 décembre à 11h à Pau contre les bombardements Israélien à Gaza
Chers amis, c'est en tant que Mouvement des Jeunes Socialistes des P-A que nous avons souhaité prendre la parole et apporter notre soutien sincère aux associations et organismes qui se sont, ici présent, unis pour dénoncer la tragédie humaine qui est en train de se perpétrer, sous nos yeux, par les militaires et le gvt israélien contre le peuple palestinien.
Aujourd'hui, à l'heure où nous parlons, pour un gosse israélien tué, il y a 50 gosses palestiniens qui meurent sous les bombes d'Olmert.
Et face à 10 roquettes bricolées, il y a 1000 bombes électroniques et sophistiquées.
Il n'y a pas de renvoi dos-à-dos possible dans la guerre actuelle.
Aucun pays du monde ne bénéficie de l'indulgence scandaleux dont bénéficie le gvt Israël à chacune de ses attaques criminelles.
Israël dispose de la bombe atomique en dépit du droit international et chacune de ses attaques criminelles, reçoit en retour des agressions injustifiées, cruelles mais inévitables.
Le Hamas est une créature d'Israël ! Comme Saddam Hussein était une créature des USA !
Israel à tout fait pour favoriser le Hamas contre le Fatah pendant des décennies. Et aujourd'hui encore, en attaquant Gaza, Israël aide le Hamas à en garder le contrôle en soudant son peuple martyrisé derrière lui !
Dans toute guerre, il y a des victimes terribles, mais c'est le fauteur de guerre qui doit être dénoncé le premier si l'on veut assurer la paix.
1 ,7 million de pauvres gens meurent dans la prison de Gaza, sans eau, sans électricité, sans ravitaillement, sans droits, face aux diktats d'Israël qui n'a jamais respecté ses engagements (accords d'Oslo) ni les décisions de l'Onu (depuis 1947 !) et augmente chaque jour ses colonies, construit « le mur » et affame les palestiniens !
Il n'y aura pas d'issue sans un Etat digne et vivable pour les palestiniens.
Or, les USA et l'occident se servent d'Israël depuis 60 ans pour domestiquer la région et le pétrole du Moyen-Orient, guerre après guerre, état arabe après état arabe, par la violence et la corruption, la destruction, les guerres ont été fomentées par tous : Egypte, Jordanie, Liban, Libye, Irak, Syrie, Iran, depuis cinq décennies, le même scénario, le même but impérialiste !
Mais, la tâche immédiate est de dénoncer, combattre, faire arrêter l'agression d'Israël à Gaza comme hier au Liban.
Pour conclure,
Chers amis, nos dénonciations et nos protestations ne visent pas le peuple israélien en lui-même. Parce que nous avons appris de l'histoire que ce sont toujours les peuples laborieux, d'où qu'ils soient et de quelles origines qu'ils soient, qui subissent les tragédies et les catastrophes des guerres et des conflits.
Pour nous, les raisons du conflit israélo-palestinien, comme d'autres conflits, sont les conséquences du non respect de la démocratie. Autrement dit, si le droit des peuples à disposer librement et dignement d'eux-même avait été respecté et si la souveraineté populaire des minorités territoriales avait été respecter, à l'issue d'un référendum sur l'autodétermination, des tragédies humaines auraient pu être évitées comme en ex-Yougoslavie à Sbrénica, en Tchétchénie, en Ossétie Abkhazie ou en Kurdistan… et actuellement l'enfer de Gaza.
Chère jeunesse, cher citoyen, J. Jaurès disait une courte phrase qui en dit long sur un système qui nous a mené à la crise actuelle que nous vivons:
Le capitalisme porte en lui les crises et les guerres comme la nuée porte en lui l'orage.
Alors luttons ensemble pour que la démocratie vive : Faisons respecter et respectons la souveraineté populaire pour que la paix, la fraternité, la solidarité et l'amitié entre les peuples triomphe contres les extrémismes, l'obscurantisme, les nationalismes et les fauteurs de crises et de guerres.
Merci à toutes et tous et merci de votre présence
Au nom du Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques
Animateur Fédéral
Tunjaï CILGI
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| lundi 26 janvier 2009, a 13:25 |
| Solidarité avec Gérard Filoche Inspecteur du travail mis en examen dans l’exercice de ses missions |
Aujourd'hui lundi 26 janvier 2009, à 11 h il y a 2535 signatures électroniques enregistrées en 24 h depuis hier dimanche matin
Signer la pétition ouverte à l'adresse solidarite-filoche.fr <http://www.solidarite-filoche.fr> ou www.solidarite-filoche.fr <http://www.solidarite-filoche.fr>
Solidarité avec Gérard Filoche, inspecteur du travail mis en examen dans l'exercice de ses fonctions. Tous les syndicats de l'inspection du travail en sont d'accord : - la justice est extrêmement laxiste en matière de droit du travail, - les employeurs qui ne respectent pas le code du travail restent largement impunis. Trois procès-verbaux sur quatre de l'inspection du travail sont classés sans suite par le Parquet. Patrons impunis, inspecteurs du travail poursuivis : paradoxalement, ces trois dernières années, ce sont des contrôleurs et inspecteurs du travail qui se sont vu mis en cause dans l'exercice de leurs fonctions alors que Laurence Parisot a affirmé que “la liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail”' . Le dernier en date, c'est Gérard Filoche. L'inspecteur du travail est mis en examen pour un prétendu « chantage » vis-à-vis d'un employeur refusant la réintégration dans son poste antérieur d'une salariée de retour de congé maternité et qui a demandé trois fois de suite, à l'égard de cette employée, déléguée syndicale, une autorisation de licenciement. Si c'est du « chantage » que de menacer dans ce cas un employeur d'un PV, alors toute l'inspection du travail fait du « chantage » sans le savoir ! Comment alors que le Parquet débordé, manque de moyens au point de classer la majorité des PV de l'inspection du travail, choisit-il de donner suite à une plainte patronale prétendant de façon invraisemblable que Gérard Filoche fasse « entrave à un Comité d'Entreprise » ? Nous tenons, en de telles circonstances, à exprimer notre totale solidarité avec Gérard Filoche.
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| mardi 13 janvier 2009, a 19:58 |
| "Génération Socialiste" Le Journal des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques |
C''est un Journal bimensuel avec des articles rédigés par nos adhérents et sympathisants.
Un Journal qui se veut être le porte parole des Jeunes.
Un Journal qui insiste sur l'Unité de la Gauche et contre son Eparpillement.
Les plus belles avancées majeures pour nos concitoyens l'ont été à chaque fois que la gauche s'est unie.
La crise du capitalisme qui a déclenchée la crise économique, sociale et démocratique, rappel à chaque instant, avec insistance, à l'Unité de la gauche afin qu'elle réponde par un programme d'urgence sociale Unitaire aux attentes pressantes de nos concitoyens.
Soyez assuré que nous y militons et nous y oeuvrons démocratiquement et honnêtement.
Si toi aussi tu souhaites avoir le Premier numéro de notre Journal, merci d'avance de nous le demander à l'adresse suivante: mjs64@hotmail.fr
Pour l'unité de la Gauche, pour un programme d'urgence sociale !
Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques. |
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| lundi 22 décembre 2008, a 13:29 |
| Bernard Madoff pilier du système tant aimé de Sarkozy |
Bernard Madoff n'est pas vraiment un « escroc ». En tous cas, pas dans cette société mondialisée où nous vivons. Il est le cœur, le symbole, l'excellence du système : Madoff avait commencé dés 1960, il affichait des résultats de haut niveau et constants en les expliquant par son « flair » pour « sentir le marché ». Il était décrit comme un génie, un dieu du marché en quelque sorte. il a réussi – lui, ex-président du Nasdaq - pendant plus de 20 ans à faire de l'argent avec de l'argent, sans argent, avec l'approbation de tous les rouages essentiels officiels du capitalisme mondial tel qu'il fonctionne.
Il faisait du “tupperware” sans vendre de boite en plastique. Il faisait du Tchuruk sans le dire : une entreprise sans entreprise. Il faisait du Daniel Bouton sans banque. Du Jean-Marc Sylvestre sans Jean-Marc Sylvestre. Il faisait du Sarkozy sans Sarkozy. C'est “le comble” des histoires de Toto à l'école. Y'a pas d'école et y'a pas de Toto.
Mais c'est un rêve de Sarkozy qui nous a « vendu » haut et fort dans sa campagne électorale la déréglementation boursière, les prêts hypothécaires, subprimes, et autre « main invisible du marché ». Sarkozy dont la vision du monde est d'encourager les riches à être plus riches sous prétexte qu'ils tireraient tout le monde vers le haut.
Mais les riches, ils trichent ce sont des rapaces, ils enfoncent tout le monde vers le bas, et eux, ils n'en ont jamais assez ! Bernard Madoff a joué sur leur avidité pour détourner 50 milliards de dollars, presque 20 % du budget de la France, et il n'est même pas en prison : il a versé 10 millions de dollars de caution et ne porte qu'un bracelet électronique à son domicile. Dites cela à un môme de banlieue qu'on a traité de racaille, menacé de passer au Karcher et mis en préventive à Fresnes… Même un enfant de 12 ans irait en prison ! Pas Madoff.
Avec sa BMIS (« Bernard Madoff Investments Securities » sic) Madoff est l'ami des nantis de Wall Street et des people's du Fouquet's ou autres Philippe Junot, Caroline Barclay, Daniel Hetcher, Elie Wiesel, Spielberg, mais aussi des dirigeants d'AGF-Allianz, Rotschild, BNP Paribas (perte de 350 millions d'euros), Natixis (250 millions d'euros), Santander (2,33 milliards de perte) BBVA (Espagne) Crédit Mutuel CIC, Axa, Groupama, Dexia (encore) Crédit Agricole HSBC (1 milliard) Royal Bank of Scotland (600 millions de dollars) le fonds Man Group (600 millions de dollars) Swiss Life (57,2 millions d'euros). Ils ont tous des comptes à Clearstream. Le compte de Madoff à Clearstream est le n°UO646 intitulé Bernard L. Madoff O N DTC646 2/11/99 New York USA. Ils se tenaient tous, entraînés par leur cupidité, dans un système où l'argent des nouveaux investisseurs servait à rémunérer les plus anciens. Sans rien produire. Alors que le monde se meurt de faim, de pandémies, de guerres, de bas salaires.
La SEC (« gendarme » de la la Bourse à New York) couvrait le fonds de placement de Madoff : l'enquêteur de la SEC chargé de le contrôler était le mari de sa nièce et l'un des hauts responsables de BMIS est le fils de l'actuel ministre de la justice de Bush. La Sec avait trouvé des dysfonctionnements graves… en 2006 mais avait laissé sans suite. Ils se tiennent tous dans ce monde-là. Un peu comme lorsque Nicolas Sarkozy, ministre concerné, avait été informé en 2004 de la caisse noire de 600 millions d'euros de l'UIMM-Medef et n'avait donné aucune suite, son frère Guillaume postulant à la tête du Medef. Ou lorsque le même Sarkozy s'était occupé de Aventis-Sanofi dont son autre frère François est l'un des dirigeants. Ou quand il soutient TF1 de son ami Martin Bouygues en saignant la télévision publique. Tandis que Vincent Bolloré, prêteur de bateau, se développe avec l'aide de l'état et que les “initiés” d'EADS attendent encore d'être sanctionnés, notamment l'autre ami Lagardère.
L'AMF, autorité des marchés financiers reconnaît que « certains OPCVM – Sicav - de droit français détiennent dans des proportions variables des actifs liés à Madoff ». Il y aurait en France 11 689 OPCVM (organismes de placement collectif de valeurs mobilières) pour une valeur d'encours de 1,2 milliards d'euros (dont 40 millions auprès de petits porteurs). Pendant que le FBI lance des appels aux “victimes” pour qu'elles se fassent connaître, Bercy s'alarme, non pas du scandale mais de ce que les propos de l'AMF « pourrait faire peur aux gens». (Le Monde du 19/9, p 14). Sarkozy a affirmé cet automne, rappelle Le Monde, qu'il « n'accepterait pas qu'un seul déposant perde un seul euro ». Il ne cesse en effet de sauver sur tous les fronts ses amis banquiers et banqueroutiers en trouvant plusieurs centaines de milliards d'euros alors qu'il prétendait, il y a peu, que « les caisses étaient vides » pour les salaires. Et alors qu'il prétend qu'il manque 3 milliards à La Poste et qu'il faut donc la liquider en tant que service public. Il propose aussi d'enlever aux mères de famille le maigre avantage fiscal qu'elles avaient pour leur retraite. Sarkozy affirme même “qu'on ne peut empêcher les licenciements » et qu'il laissera donc les actionnaires et spéculateurs chasser de leur emploi, abusivement, des centaines de milliers de salariés dans notre pays sans s'y opposer. Ils ont pris de mauvaises habitudes : ils veulent toujours 15 % de profits, mieux qu'avec BMIS, et ils licencient à tour de bras s'ils ne les atteignent pas, ils font tous partie du système Madoff et ils veulent nous faire payer les frais. Assez ! Gérard Filoche
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| mardi 09 décembre 2008, a 13:31 |
| Communiqué de presse |
Soutien aux lycéens, étudiants et enseignants
Le Mouvement des Jeunes Socialistes du 64 continuera d'être présent aux côtés des lycéens et étudiants de Pau, d'Oloron, d'Orthez, de Mourenx et de tous les autres établissements en grève.
LRU et réforme du Capes à l'université, service minimum et aide personnalisée dans le primaire, Plan Darcos au lycée…c'est l'ensemble du service public de l'éducation qui est aujourd'hui menacé. Pendant que les milliards viennent renflouer les banques, la jeunesse voit son avenir hypothéqué.
Par ailleurs, si la PEEP 64 apporte son soutien à Monsieur X.Darcos qu'elle le dise franchement et cesse d'accuser et de diviser les lycéens et étudiants mobilisés pour défendre le service public de l'éducation nationale.
S'en prendre aux lycéens et étudiants Béarnais et basques, sous prétexte que c'est une minorité de jeunes corporatistes qui fous la pagaille, c'est mesquin comme argument politique, quand le malaise de ces jeunes est beaucoup plus profond et que la PEEP feint de ne pas l'entendre.
En Béarn et Pays basque, nous espérons que 2009 soit l'année de la révolte sociale et que tous - ouvriers, salariés, agriculteurs, enseignants et étudiants - nous nous retrouvions dans la rue afin de faire reculer le gouvernement et sa politique de casse sociale.
9 décembre 2008.
CILGI TUNJAÏ
Animateur fédéral du Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques. |
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| mardi 02 septembre 2008, a 18:59 |
| De La Rochelle à Reims, appel à l’unité de la gauche sur un programme de gauche ! |
Que vivons-nous sous cette présidence ? Une offensive sans précédent depuis Vichy sur les libertés individuelles et collectives, les acquis sociaux et le droit du travail. Nous avons affaire à une droite de combat, déterminée, profondément réactionnaire et libérale.
Le problème du pouvoir d'achat a un autre nom : l'extension de la pauvreté. Cette situation impose une réaction à la hauteur des enjeux. L'engagement de l'ensemble de la gauche, et en premier lieu celui de son parti majoritaire, le Parti Socialiste, pour apporter un débouché politique qui ouvre la voie à des réponses sociales concrètes aux attentes des salariés.
Être dans l'opposition ne doit pas se limiter à commenter l'action du gouvernement. Nous devons le combattre, faire preuve d'autant de détermination que lui. Sarkozy s'essuie les pieds sur la Laïque ? Faisons entendre notre voix de libres penseurs contre les vociférateurs obscurantistes qui tentent de saper le vivre ensemble républicain. Le gouvernement détricote toutes les lois qui protègent les salariés ? Réaffirmons la primauté du travail, qui crée la richesse, sur le capital, qui la capte. Le gouvernement fait la chasse aux immigrés et ferme les frontières ? Défendons la liberté de circulation et d'installation, la mondialisation au service des hommes, condition sine qua non de la construction d'un monde ouvert, solidaire, où l'internationalisme ne soit pas un voeu pieux. Sarkozy accentue le caractère bonapartiste de la cinquième république ? Rappelons que la gauche est démocrate, pour la séparation et l'équilibre des pouvoirs.
A l'heure où le salariat exige une véritable alternative à gauche, et non une simple alternance, où l'exaspération sociale est criante, le peuple de gauche espère autre chose que du vent de la part des dirigeants socialistes. Les électeurs de gauche attendent des solutions cohérentes et concrètes : augmentation des salaires, 1500 € brut pour le Smic, retraite à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation, droit du travail renforcé et amélioré pour mieux protéger les salariés, égalité des droits, démocratie sociale, une Europe démocratique et sociale...
Ne l'oublions pas, les militants socialistes sont plus que des simples encartés appelés à voter sur des textes qu'il n'ont jamais élaborés, ils sont la conscience du salariat, combattent au quotidien pour leurs idées en s'attaquant au réel. Notre mémoire collective est là pour nous le rappeler. N'estce pas nous, militants et sympathisants du Parti Socialiste, animés par la volonté démocratique d'associer l'ensemble de la gauche, qui avons porté et réalisé non sans mal, avec les protestations légitimes des travailleurs et travailleuses, les plus beaux progrès humains, sociaux et politiques qui structurent notre société : les 40, 39 puis 35 heures, les 2, 3, 4 puis 5 semaines de congés payés, l'instauration de la sécurité sociale, de la retraite à 60 ans, du droit du travail, des droits syndicaux, de la parité hommes-femmes, de la CMU... la liste des conquêtes est longue, mais leur existence et leur contenu sont autant d'acquis à défendre, car rien n'est éternel, surtout quand la droite est pendant une période si longue au pouvoir.
Aujourd'hui, notre responsabilité est d'unifier l'ensemble de la gauche, sans exclusive, sans a priori, afin de donner naissance à un programme dont le contenu doit répondre à l'urgence sociale et démocratique. Il appartient au Parti Socialiste de soumettre un programme socialiste à la discussion de toute la gauche pour dire à tous les électeurs : "nous sommes prêts".
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| dimanche 13 avril 2008, a 16:41 |
| A BON ENTENDEUR ! |
Bonjour à toutes et à tous.
Voici deux liens (à la fin de cet article), le premier est un article de l'AFP décrivant, dans ses grandes orientations et de façon succincte, le fameux plan de rigueur de notre brillantissime gouvernement (mais chuuuut... Sarkozy ne parle pas d'un plan de rigueur, il est audacieux, pour lui c'est de la réforme, la "réforme de l'État" de la vraie... Voilà, il ne nous reste plus qu'à la bouffer maintenant sa réforme, sauf si on se rebelle : les lycéens ont commencé, 3 selon la police, 15 000 en vrai dans les rues de Paris hier!) Le plan de rigueur c'est, en gros : - 7 milliards d'euros d'économies d'ici 2011 (annoncés par Éric Woerth), - le non-remplacement, à partir de 2009, d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, - à titre indicatif : l'école est la grande absente du discours présidentiel... - en matière de logement social, est prévu l'abaissement de 10% du plafond d'accession. L'objectif est de ramener de 70% à 60% la proportion des ménages français éligibles à une HLM. Un bon remède pour résoudre la crise du logement dans les grandes villes... (et où en est-on du fameux et tant médiatique plan-Borloo ???), - une trentaine d'ambassades seront ainsi transformées en postes de présence diplomatique simple, - suppression des dispositifs favorisant les retraites anticipées, - une forte limitation des contrats aidés, - Et mot de la fin : "Aucun ministère ne sera écarté de la nécessité de la réforme", (autrement dit de la rigueur, vous l'aurez parfaitement compris).
Voilà, maintenant c'est officiel, ça aura lieu, l'austérité économique la plus inquiétante nous attend. Des économistes renommés se sont dépêchés pour critiquer l'absurdité de ces mesures (cf. deuxième lien) - c'est... une goutte d'eau dans un océan de déficit public...
http://afp.google.com/article/ALeqM5h2rMK2RfaI0PHNRAuUn2gRELoVvg http://afp.google.com/article/ALeqM5idnmLMTlvu1D4469O0WnTF-TCIJw
Annonces d'"économies", le P.S. y voit la confirmation du plan de rigueur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080404.OBS8291/annonces_deconomies__le_ps_y_voit_la_confirmation_de_la.html
Voilà qui nous donne à nous, gens de gauche, du pain sur la planche pour à fois riposter et proposer : la victoire future (présidentielle, et législatives) se joue maintenant. On doit agir maintenant et de façon efficace. Nous n'avons pas le choix, d'ailleurs cette rigueur nous concerne tous dans notre vie courante...
A bon entendeur,
Baptiste Rixens MJS - 64
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| mercredi 02 avril 2008, a 20:34 |
| NON AUX 41 ANS !!! |
La première attaque d'envergure contre les retraites est à l'initiative du gouvernement Balladur de 1993. En effet, la scélérate « loi Balladur 1993 » institue pour les salariés du privé l'allongement de la durée de cotisation et la modification du calcul des pensions retraites.
Pour le privé, la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein passe de 37,5 à 40 annuités. Ainsi, ce ne sont plus les 10 meilleures années de références mais les 25 meilleures années qui sont prises en compte pour le calcul des pensions retraites. Il en va de l'abaissement programmé des pensions de retraites.
C'est une « double peine » pour tous les salariés, mais la réforme Balladur va encore plus loin pour le calcul de la retraite : indexation des salaires portés au compte, indexation des retraites sur les prix se traduira par une baisse de 12 point du taux de remplacement en 2020, de 20 point en 2030. L'indexation sur les prix et non sur les salaires signifie que les retraités n'ont pas le droit de participer au partage des gains de productivités réalisés chaque année par les entreprises.
Continuant sur sa lancée destructrice, la droite revient à la charge en 2003 avec la « loi Fillon » en 2003 qui s'en prend une fois de plus aux salariés du privé, sans épargner les fonctionnaires. Le procédé et la méthode, pour faire passer la pilule sont la même : opposer les salariés du privé à ceux du public et diviser pour mieux imposer. C'est ainsi que les fonctionnaires concernés par cette loi devront cotiser 40 annuités, comme les salariés du privé pour prétendre à une retraite à taux plein. Ce n'est que l'envers du décor, car le contenu de la loi Fillon, par des nouveaux modes de calcul de décote et de sur côte frappe de plein fouet les retraités actuels et celles et ceux qui vont la prendre dans les années à venir.
L'offensive sans ménagement se répète en 2007 avec Sarkozy nouvellement élu Président. Dès le début de son mandat, il prépare une loi contre les régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP, Banque de France, clercs de notaires…) sous prétexte d'équité : il ne fait en fait qu'aligner tous les régimes de retraites « vers le bas ». Le gouvernement Fillon, avec le truchement du Medef, augmente la durée de cotisation des agents affiliés aux régimes spéciaux à 40 annuités au lieu de 37,5 initialement pour prétendre à une retraite pleine. Alors qu'on ne le dit jamais dans les journaux et médias : si les agents bénéficiant de régimes spéciaux peuvent prendre leur retraite avant les autres, c'est parce qu'ils cotisent plus ; ces salariés cotisent à hauteur de 36% de cotisation retraite, quand un salarié du privé cotise 26%. Il n'y a là pas d'inégalité. En somme, les réformes « Balladur Fillon » sont parmi les plus dures d'Europe sur la question des retraites. Voila comment l'amputation et la baisse des pensions retraites sont officialisées d'une manière extrêmement sévère pour tous les salariés.
C'est un trompe l'oeil de faire croire que pour sauver nos régimes de retraites il faille reculer l'âge de départ, alors que la durée moyenne de cotisation est de 37,5 annuités pour tous les salariés. Dans ce cas, peut-on penser que tout salarié travaillera 41 voir 42 ans, condition pour toucher une retraite à taux plein ? Comme ce ne sera pas le cas, les pensions baisseront de manière mécanique et importante.
Pourtant des solutions existent et la meilleure pour garantir et maintenir les retraites à 60 ans et la durée de cotisations à 37,5 annuités pour tous, et avant pour celles et ceux qui travaillent dans des métiers pénibles, c'est de reprendre les 10% de valeur ajoutée aux profits, pour les redonner aux salaires. Les 10% par an, représentent 160 milliards d'euros, largement de quoi financer nos retraites à 60 ans.
Notre parti devrait prendre de la graine, comme il s'y était engagé dans « le Projet Socialiste Pour la France » : En poursuivant la réforme « Balladur » de 1993, la loi « Fillon » de 2003 a programmé l'abaissement du niveau des retraites et n'en garantit même pas le financement. La retraite à 60 ans doit demeurer un droit.
Il nous appartient désormais de tenir nos engagements, de défendre et de rassurer tous les salariés et tous les jeunes. Salariés du privé et fonctionnaires même combat : le mot d'ordre des socialistes doit être
Non aux 41 ans et plus,
Oui à la retraite à 60 ans et à 37,5 annuités POUR TOUS !!
Tunjaï Cilgi, Animateur Fédéral MJS 64 |
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| lundi 24 mars 2008, a 15:59 |
| COMMUNIQUE DE PRESSE du Mouvement des Jeunes Socialistes des P-A |
Le Mouvement des Jeunes Socialistes attend beaucoup de la victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales. La vague rose ne doit pas être un oreiller sur lequel on s'endort mais la première marche de l'escalier qui nous mènera à la reconquête. Face à la politique nationale de régression organisée par le gouvernement, les socialistes ont su convaincre localement. Il faut maintenant transformer l'essai en étant à la hauteur des attentes exprimées par nos concitoyens.
Une nouvelle génération politique se trouve en position d'affirmer sa volonté de changement. Notre génération n'a connu pratiquement que des défaites de la gauche. Aujourd'hui le MJS a vu ses propositions, notamment sur les questions de jeunesse, être reprises dans les projets locaux par les candidats. Les responsables du MJS ont pu influencer les choix de campagne par leur implication dans les équipes de campagne. Un certain nombre d'entre eux, issus de la génération du 21 avril 2002, de la crise du CPE etc. vont aujourd'hui par ailleurs accéder à des responsabilités au sein des conseils municipaux.
A Pau, Oloron, Orthez, Salies, Lescar, Gan, Billère, Anglet … la victoire aux élections municipales et cantonales est donc porteuse d'espoir. Nous ferons en sorte qu'elle prenne tout son sens dans les enjeux à venir. Pour cela nous serons vigilants à ce que les engagements pris, notamment vis à vis de la jeunesse, soient tenus.
Le MJS 64 lance un défi à Madame Josy POUEYTO. Nous lui suggérons de démissionner de son mandat de conseillère générale dans un souci d'honnêteté à l'endroit des électeurs – en majorité de gauche – qui lui ont fait confiance lors des précédentes élections cantonales. Ancienne fidèle d'André LABARRERE, lieutenant improvisé de François BAYROU, elle peut désormais ajouter une contradiction de plus à son pédigrée puisqu'elle vient de permettre à l'UMP de présider le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. En politique, aucune traîtrise ne reste longtemps impunie…
Le MJS 64 |
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| vendredi 28 décembre 2007, a 16:45 |
| Adieu le dimanche ! |
Adieu le dimanche !
Le travail est au centre de toutes les attaques, après les retraites, après les 35 heures, voici que droite et Medef ont concentré leur offensive, précipitamment, sans concertation,sur le travail du dimanche.
A cet effet, le sénat vient d'adopter un amendement qui ajoute les « établissements de commerce de détail d'ameublement » à la liste des établissements admis de droit à donner le repos hebdomadaire par roulement, c'est-à-dire à faire travailler les salariés le dimanche.
Le motif invoqué, pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, est de répondre aux souhaits, exprimés par les salariés volontaires, de pouvoir travailler le dimanche. Son auteur – Mme Debré – insiste même sur la nécessité que ces heures soient payées à 200 %.
Or, dans l'article L.221 – 9 du code du travail, modifié par cet amendement, il n'est aucunement question de volontariat ou de majoration de salaire. Autant dire que – comme à leur habitude – ils accumulent mensonges et tromperies.
Aucun salarié de ce pays n'a le choix du volontariat, parce que, tout simplement, comme le stipule le code du travail, le salarié est attaché par un lien de subordination (le contrat de travail) à son employeur, cela veut dire que c'est l'employeur qui décide de la naissance du contrat, de sa gestion et de la fin du contrat.
Il est illusoire et malhonnête de faire croire – comme le font les libéraux – qu'au delà du lien de subordination, il y a un rapport humain avec l'employeur. C'est une tromperie, tant le rapport salarié - employeur est inégalitaire. On le sait très bien, les majorations disparaissent dès que le travail du dimanche se banalise et devient la règle.
Pour preuve, dans la restauration, les banques, le commerce, le nettoyage… combien de millions, pour ne pas dire milliards, d'heures supplémentaire sont impayées ?
A propos, supprimer le repos du dimanche, c'est aussi le supprimer pour un ensemble de professions qui seront forcément concernées par l'ouverture des magasins : les crèches, le nettoyage, les transports, les banques…
Qui peut croire un instant, que l'ouverture du dimanche accroîtra la concurrence, donc de facto, il serait suivi d'une baisse des prix. Pas très juste – car la plupart – des établissements concernés, en profiteront pour augmenter leur marge de rentabilité.
Ainsi, le travail du dimanche des personnes ayant déjà un emploi, empêchera les chômeurs de retrouver un emploi. En effet, quand la possibilité de faire faire des heures supplémentaires, de faire travailler le dimanche, lui sera reconnue par la loi, dans beaucoup de cas, l'employeur n'aura pas besoin d'embaucher un nouveau salarié.
Le partage du travail et des gains de productivité, qui était à l'origine des 35 heures, sera lettre morte.
Par ailleurs, cet amendement a été adopté sous la pression de quelques lobbies du secteur, alors que 53 % de la population est contre l'ouverture du dimanche. Et le pourcentage de 53 % augmente quand on demande aux mêmess'ils souhaitent travailler le dimanche. C'est qu'il y a deux poids, deux mesures : la voix de quelques uns a plus de poids que la voix d'une majorité de citoyens.
C'est une attaque de plus : les heures supplémentaires exonérées, le rachat des RTT, le travail du dimanche, la possibilité de convertir les stocks d'épargne-temps en argent, la possibilité pour les salariés concernés (3 % des entreprises assujetties) de débloquer avec anticipation les sommes au titre de la participation avec une limite de 10 000 euros…
C'est une vraie usine à gaz,
pour l'employeur comme pour le salarié.
En somme, où est la SANTÉ des salariés dans tout ça ? Où est le partage du travail et des gains de productivité, qui est à l'origine des 35 heures ? Pourquoi n'y a-t-il pas une augmentation généralisée de TOUS les salaires ?
Toutes ces questions ont une réponse, les 35 heures sont un bien pour tout le monde, le repos dominical et les deux jours de repos consécutive sont un bien pour la santé de tous les salariés, le partage du travail profite à tout le monde, il en va d'une meilleure répartition de la valeur ajoutée entre les profits et les salaires.
Une augmentation générale des salaires Pour TOUS c'est du pouvoir d'achat en plus et c'est possible de le faire, parce que la « France d'en haut » n'a jamais été aussi riche, les plus grandes entreprises croulent sous les bénéfices : 100 milliards d'euros en 2006 et encore plus cette année.
Les 500 familles les plus riches n'ont jamais été aussi riches, les 13 milliards de cadeaux fiscaux, en sus de la suppression des droits de succession, s'ajoutent à leur patrimoine déjà bien garni.
Donnez 200 euros d'augmentation de salaire à un salarié au Smic, il les dépensera, mais donnez 2 millions d'euros à une personne qui en a déjà 6, elle les épargnera : elle n'en a pas besoin.
Non au travail du dimanche,
Non au démantèlement des 35 heures
Non au démantèlement du code du travail.
Oui à une augmentation des salaires POUR TOUS ! |
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| mercredi 24 octobre 2007, a 15:02 |
| Le Mouvement des Jeunes Socialistes, c'est la première organisation politique autonome de jeunesse en France. Ce sont 8000 adhérent-e-s dispersés partout en France. |
Le Mouvement des Jeunes Socialistes, c'est la première organisation politique autonome de jeunesse en France. Ce sont 8000 adhérent-e-s dispersés partout en France.
Un bref aperçue Historique;
-Le 23 avril 1905, le congrès du globe donne naissance à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière).
-1912 sous la pression, une section rassemble des jeunes et des étudiants est créée au sein de la SFIO. Pendant les années suivantes, le relations sont de plus en plus tendues. Les dirigeants de la SFIO décident de dissoudre " Les jeunes socialistes"
-1915 fondation de l' Union Internationale des Organisations Socialistes de la Jeunesse (IUSY)
-Avril 1993 c'est la Conquête de l'Autonomie. La direction du Parti Socialiste dirigé par Michel ROCARD accorde l'AUTONOMIE politique au Mouvement des Jeunes Socialistes et accepte le processus d'un congrès constituant
-Novembre 1993, congrès constituant du MJS en Avignon. Le mouvement se dote d’une orientation politique propre, d’un Bureau national et d’un président, Benoît Hamon. Pour le première fois, la totalité des instances dirigeantes du MJS (locales et nationales) ne sont plus désignées par le PS mais élues directement par les adhérents du MJS.
Moment fort de l'histoire politique de la France et du Mouvement des Jeunes Socialistes
-2002
Alors que les socialistes voient leur leader détrôné par l’extrême-droite au second tour de l’élection présidentielle, des mobilisations spontanées s’organisent dans tout le pays pour crier le rejet de l’extrême droite. En quelques semaines, le MJS connaît la plus importante vague d’adhésion de sa courte histoire : près de 2000 nouveaux jeunes le rejoignent.
L'un des plus grand mouvement de masse de la jeunesse française a eu lieu en fevrier, mars et avril 2006, contre la loi pour l'égalité des chances instituée par le gouvernement de Dominique De Villepin le CPE et le CNE (Contrat Première Embauche, Contrat Nouvelle Embauche).
Organisations étudiantes, syndicales et politique de gauche et de défense des droits des travailleurs et étudiants ce sont joints pour amorcer un mouvement de masse anti-CPE. le 23 mars 2006 ce sont 3 000 000 millions de personnes partout en France déscendent dans les rues, avec des facs bloquées, des lycèens révoltés, des jeunes travailleurs déterminés à faire reculer le gouvernement en place. Ainsi, au terme d'une bataille mouvementée, dont le MJS avec toute son organisation de part et d'autres de la France a été au coeur du combat, a fait plier le gouvernement Villepin qui a abolit le CPE.
Le VIII° congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes se tiendra le 2, 3 et 4 Novembre 2007- Bordeaux/ St Médard en Jalles. Ce congrès sera le moment de voter la future orientation politique du MJS, au terme de ce congrès sera aussi élu(e) le futur animateur fédéral, qui remplacera l'actuel Razzy HAMMADI pour une durée de mandat de 2 ans.
Ainsi, 1 à 2 semaine après le congrés, toutes les fédérations départementales du MJS renouveleront leur animateur fédéral.
Fais comme les 8000 adhérents actuels,
engage-toi et fais entendre ta voix
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| lundi 01 octobre 2007, a 13:41 |
| Dix idées sur le miroir aux alouettes des heures supplémentaires à Sarkozy |
Augmentez les salaires Pas les heures supplémentaires !
Pour que la France travaille plus, il faut travailler tous,
Faire travailler plus les uns, c’est maintenir au chômage les autres
1°) les heures supplémentaires pour les 5 millions de salariés des entreprises de moins de 20 salariés devaient être majorées à 25 % depuis le 1er janvier 2005. C’était la loi voulue par la gauche. Ce sont MM Fillon et Sarkozy qui ont empêché qu’elles le soient et qui ont reporté cela depuis trois ans. Ainsi ils ont fait travailler plus en gagnant moins que prévu 5 millions de salariés depuis trois ans.
2°) L’exigence de hausse des salaires est générale. Le placebo de la promesse d’heures supplémentaires, en baissant sur elles le salaire brut, ne fait pas le compte. D’abord parce que nombre d’entreprises et de branches ne feront pas faire d’heures supplémentaires. Ensuite par ce que déjà cinq, six, sept millions de salariés déjà travaillent plus prés de 45 h, de 50 h, voire illégalement de 60 h. Ensuite par ce que le système Sarkozy Fillon, c’est en fait la baisse du salaire brut !
3°) « la liberté de travailler plus pour gagner plus » n’existe pas. C’est un mensonge de A à Z. Celui qui dit cela serait collé à l’examen de préparation en droit du travail. Tout salarié est subordonné (et non pas collaborateur). Seul l’employeur décide de la naissance du contrat, de la gestion du contrat et de la fin du contrat. Jamais un salarié ne décide de la durée de ses horaires de travail.
4°) les heures supplémentaires sont probablement aujourd’hui estimées à 2,5 milliards. C’est l’équivalent de 1,4 million d’emploi. Alors qu’il y a 4,4 millions de chômeurs et que le chômage vient encore d’augmenter de 11 800 en août. Le système Fillon-Sarkozy d’heures supplémentaires, c’est le choix du maintien et de l’extension du chômage. Comme Ils veulent aussi rallonger la durée du travail sur toute la vie avec des retraies à 41 ou 42 annuités, à 61 ou 62 ans, le chômage qui pourrait et devrait baisser en ce moment pour des raisons démographiques restera élevé.
5°) Mais plus de moitié des heures supplémentaires ne sont pas déclarées, ni payées au taux légal. Aucun moyen suffisant n’est donné à l’inspection du travail pour contrôler cette immense fraude qui pèse contre nos caisses de protection sociale. Pourtant il y a 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail pour heures supplémentaires impayées. Au mieux et très souvent, elles sont masquées sous forme de « prime exceptionnelle ». De quoi craindre, si elles ne donnent plus lieu à cotisations sociales ni impôt, que désormais ce soient des primes exceptionnelles qui soient masquées en heures supplémentaires.
6°) c’est avec la durée légale à 35 h que le nombre d’heures supplémentaires a augmenté et non baissé : car la durée maxima du travail est restée fixée à 48 h. Il y a donc place depuis 2002 pour 13 h supplémentaires hebdomadaires au lieu de 9 h (du temps des 39 h). En fait pour créer de l’emploi et augmenter les salaires, il faudrait faire l’inverse de Sarkozy : diminuer la durée maxima de 48 à 44 h et rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche dés la 36° heure.
7°) c’est la droite qui a poussé avec les lois Balladur et Fillon aux annualisations, modulations, d’horaires. ce qui est un moyen de rendre les heures supplémentaires invisibles et impayées puisqu’il y a des périodes « creuses » et des périodes « hautes ». Ainsi lorsqu’il a surcroît exceptionnel de travail, les heures ne sont pas reconnues comme heures supplémentaire mais comme heures normales non majorées. Borloo, en janvier 2005, a fait voter que « le temps de déplacement professionnel n’est pas du temps de travail effectif », ce qui pousse a travailler plus en gagnant moins.
8°) Ce sont des lois Fillon-Sarkozy qui ont allongé le contingent annuel autorisé d’heures supplémentaires : il est passé de 180 h à 220 h avec possibilités d’y déroger, en pire, par accord. Dans la poissonnerie, un accord a été signé pour 230 h de contingent annuel. Et dans les HCR (hôtels, cafés, restaurants), un accord a été signé pour un contingent de 360 h. Or la fin du contingent, c’est le seuil de déclenchement d’heures supplémentaires majorées de 100 %. Ainsi en augmentant le contingent, Sarkozy et Fillon font travailler les salariés concernés plus en gagnant moins ! Puisque c’est la 231 ° heure dans la poissonnerie et la 361 ° heure dans les HCR qui sont majorées de 100 % au lieu de la 181° heure.
9°) Ce sont encore les lois de droite, Sarkozy-Fillon qui ont étendu l’usage des forfaits-jours ». D’abord limités aux « cadres autonomes » par la gauche, ils ont été étendus aux cadres itinérants, aux salariés itinérants, puis à tous les salariés si un accord le permet avec un syndicat. Or le forfait jour peut permettre de violer le calcul des heures supplémentaires et rend le contrôle de la durée maxima quotidienne(qui est toujours de 10 h) quasi impossible.
10°) c’est encore Fillon et Sarkozy qui ont étendu les possibilités de « compte épargne temps » ce qui signifie « le droit » de ne pas prendre ses congés payés et jours de RTT. Mais ce n’est pas un « droit » puisque le salarié est subordonné et que c’est l’employeur qui signe ou non un accord en ce sens. Fillon a facilité le « rachat » des « compte épargne temps » à taux zéro, ce qui revient encore à faire des heures supplémentaires non majorées : travailler plus en gagnant moins.
Le 1er octobre, les « lois supplémentaires » de Sarkozy-Fillon sont un marché de dupes qui coûte cher : en effet, là ou, éventuellement, cela marchera, ce sera autant de « trou » en plus pour les caisses de Sécurité sociale. Car, il faut le dire, il n’y a pas de « charge » sur les heures de travail, il n’y a que des cotisations : c’est à dire du salaire brut attaché au salaire net. Là, ils baissent le salaire brut, et ils promettent de compenser le manque à gagner des caisses sociales, par des reversement de l’état… à partir de l’impôt collecté sur les… salariés.
Enfin, derrière la duperie des heures supplémentaires, entre en vigueur ce 1er octobre, le nouveau Code du travail, partie législative. Ce nouveau Code du travail a été adopté, contre l’avis unanime des syndicats, en Conseil des ministres le 7 mars, promulgué au Journal officiel le 12 mars par ordonnance dans un silence médiatique général. C’est une destruction, une mutilation, un démantèlement du Code du travail tel qu’il s’est construit dans les luttes sociales depuis plus de 130 ans. 500 lois ont été déclassées en décret. Les parties réglementaires sont en voie elles aussi de ré écriture, et sont prévues pour le 1er mais 2008. Des recours ont été effectués contre ce coup de force. Le Parlement, pour éviter le succès possible de ces recours, devrait être saisi d’une demande de ratification des résultats des travaux des ordonnances en question, le 20 novembre prochain.
Tunjaï CILGI. |
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