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Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées Atlantiques
mercredi 07 mai 2008, a 10:33
Les Mouvements Sociaux

Le mouvement social suit le rythme des casses gouvernementales : universités, lycées, retraites, code du travail démantelé, modernisation du contrat du travail ; Lycéens et caissières en grèves.., pouvoir d'achat en berne. Les cibles sont méthodiquement choisies. Les attaques sont menées avec prudence mais détermination.

 

Malgré les affinités de certains syndicats étudiants avec le gouvernement. Le mouvement pour l'abrogation de la « loi Pécresse » avait uni étudiants et lycéens pour la lutte unitaire. La loi dite « loi Pécresse » programme la privatisation, inavouée par le ministre de la tutelle, de l'Université française, également, par une concurrence renforcée entre elles. En effet, c'est un enseignement de plus en plus guider par des considérations économiques de productivisme à tout va. Outre, la suppression graduée des matières pour l'épanouissement collectif. Autrement dit, pour se forger une pensée critique. Elle institue, la mise en place déguisée d'une sélection discrétionnaire à l'inscription, dont une dépendance progressive et recrudescente, de celle-ci, des financements privés.

 

Cette fois, en compagnie d'une répression policière excessive, ce sont les lycéens qui battent le pavé contre la réforme du secondaire. Notamment des filières pro dont les suppressions en vue : du BEP, de l'obtention du Bac pro en 3 ans, au lieu de 4 auparavant ; des filières ES « pas assez rentable pour le gouvernement » ; de 11 à 12 000 postes d'enseignants. Suppression en vue, mais là, avec beaucoup plus de prudence, du Bac général qui lui « n'est pas assez vendeur aux entreprises ».

Mais alors que le pouvoir en place consent des aides fiscales pharaoniques (15 milliards€), à une minorité qui s'enrichit davantage sur le dos de la population laborieuse qui trime. Comment justifier la mise à la porte de11 à 12 000 enseignants sinon des profs, surmenés, dispensent leurs cours dans des classes de 30 à 35 élèves surchargées. Les échecs scolaires du fait du manque de concentration et d'enseignants le prouvent. Ainsi, la réduction de l'obtention du bac pro ne servira t-elle pas à réduire par la même occasion les matières indispensables à l'épanouissement des élèves. Cette réforme ne peut résulter du déficit budgétaire ou de la baisse du nombre, futur, des inscriptions, comme ils aiment l'interpréter en catastrophisme. Mais résolument par une logique comptable d'entreprise. On entend leurs mensonges, on n'en voit même pas l'illusion.

 

Il faut enseigner le moins possible de matière susceptible d'éveiller la curiosité et la conscience des élèves, mais faire tout pour qu'ils soient « opérationnels » à la demande de l'entreprise, c'est « presque » le conditionnement précoce.

 

Malheureusement, l'inertie et le silence de certaines organisations syndicales étudiantes, en soutien au mouvement lycéens, sont regrettables. Combien même, la solidarité lycéennes avait revigorée le mouvement étudiant pour la suppression de la loi Précresse.

 

Alors que l'unité des syndicats lycéens, étudiants et des travailleurs devrait être le ciment d'un mouvement d'ampleur contre le démantèlement des services publics, dont la dilapidation des conquêtes sociales. Les atermoiements et hésitations compromettent la lutte unitaire. Sans quoi, aucunes des attaques actuelles n'épargneront notre génération et celle à venir. Il n'y a que dans l'unité et la solidarité que la lutte est possible, pour défendre et préserver nos plus belles conquêtes sociales.

 

L'histoire la prouvée et démontrée avec Mai 68. La manifestation des étudiants et des travailleurs, en comité de grève, dans les usines (Renault, la PTT…) occupées et bloquées par des rassemblements d'ouvriers. Ce sont 9 à 11 millions de manifestants, à travers tout l'hexagone. C'était une lutte collective et unitaire pour des droits social et politique légitime.

 

40 ans plus tard, c'est le candidat de la droite dure, à la présidentielle de 2007, qui provoque et apostrophe violemment devant un parterre de 80 000 personnes conquises à sa cause « qu'il veut liquider la mémoire et la conscience collective de Mai 68 ».

Devenu Président de la République et se croyant prémunie par son score aux présidentielles « bling-bling » veut mettre à genoux le salariat français. Ce faisant, il fait tout pour provoquer un autre Mai 68. Pour se faire, il n'hésite pas, avec son binôme Fillon, à attaquer de front les salariés des régimes spéciaux pour les alignés sur celui du privé à 40 annuités de cotisations. Ils rempilent avec les 35 heures en les remettant en cause par des dispositions dérogatoires (loi TEPA).

 

Cependant, « bling-bling » ne se prive pas de « multiplier par 2.3 » son salaire, pendant que le pouvoir d'achat en même temps que les salaires chutent. Celui qui se voulait être le président du « pouvoir d'achat » la seule réponse qu'il trouve pour l'augmenter, c'est le manque de concurrence dans la grande surface, c'est de dire que les salariés français ne travaillent pas assez, tout en leur faisant faire des heures supplémentaires, impayées ou payées à la fronde. Il fait l'apologie de la liberté de choisir, quand cette même liberté ne sert que les profits des dominants, dont il est juge et partie.

La loi de modernisation du contrat de travail en est la preuve concrète, donnant la possibilité à l'employeur et le salarié de rompre le contrat « de gré à gré »une foutaise ! Comme ci le salarié était en égal rapport de force face à l'employeur, comme ci c'est le salarié qui décide de faire des heures supplémentaires, a-t-il oublié que le salarié est attaché par un lien de subordination « contrat de travail » donc, il ne décide de rien. On comprend mieux pourquoi le stress et la pression, au travail, deviennent un fléau meurtrier.  

 

Comment, aussi, comprendre que ces mouvements sociaux ne soient pas audibles par un gouvernement qui feint en ne se gênant pas de détourner l'attention des citoyens.

Le mouvement de grève des caissières n'illustre t-il pas parfaitement, les conditions de travail désastreuses : cadence infernale pour salaire misérable. A l'heure où une poignée de privilégiés est grassement servies avec un CAC 40 à 105 Mrds € de bénéfice pour 2008, où des grands groupes croulent sous les bénéfices, où des milliards se négocient en une fraction de seconde et disparaissent. Des caissières luttent corps et âmes pour « 0.90 centimes € » d'augmentation du salaire horaire et un emploi CDI à temps plein.

 

Le temps de la rigueur salariale doit cesser. Il est du devoir de la gauche de porter et défendre cette revendication pour une augmentation générale de tous les salaires vers les 1500 € net, c'est plus qu'une urgence ! Mais une obligation !

 

Quant aux salariés français, ils sont les héros et les champions du monde de la productivité horaire ! Et gare, à celle ou celui qui ose insulter Mai 68, un mouvement général d'envergure est en gestation, son soulèvement pourrait faire l'effet d'un séisme de grande magnitude.

 

                                                                   Tunjaï CILGI

dimanche 13 avril 2008, a 16:48
COMMUNIQUE DE PRESSE

Vendredi 11 avril 2008



Des milliers de lycéens ont manifesté leur colère hier dans les rues de France.

N'en déplaise à Monsieur Darcos, ce n'est pas un « malaise » qu'expriment les manifestants, il s'agit bien d'une crise de confiance. Comment se fait-il que les jeunes descendent aussi régulièrement dans la rue ? Voici un bon sujet de dissertation sur lequel devrait se pencher le gouvernement. Car mener une politique nationale sans les jeunes c'est priver de parole toute une génération.

N'en déplaise à Monsieur Darcos qui estime que "le nombre de manifestants évolue dans des proportions raisonnables et reste très concentré sur l'Ile-de-France", la mobilisation sur l'éducation s'intensifie. Chaque jour, de nouveaux lycées se mobilisent.

Toutes les mesures prises par le gouvernement actuellement, notamment avec la réforme du bac pro, participent d'un mouvement de régression que nous ne voulons pas voir aboutir. Une refonte globale de l'éducation est possible. Elle doit se faire en concertation avec l'ensemble des acteurs du monde éducatif. L'éducation Nationale doit être une priorité, la réforme doit aller dans le sens du progrès et non de la régression.

Les lycéens ne sont pas hors sujet : ils manifestent pour défendre leur droit à l'éducation. Ce serait plutôt au gouvernement de revoir sa copie !

Le Mouvement des Jeunes Socialistes des P-A soutien les lycéennes et lycéens qui manifestent pour la défense de nos services publics de l'éducation. Aucuns pretextes budgétaires, de diminutions hypothétiques des inscriptions dans les lycées... ne peuvent restreindre le droit à une éducation décente et démocratique pour notre génération et celle à venir. 

Nous condamnons vivement la répression policière contre les jeunes lycéens.

Que la lutte soit UNITAIRE !


 

Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques


dimanche 13 avril 2008, a 16:41
A BON ENTENDEUR !

Bonjour à toutes et à tous.


Voici deux liens (à la fin de cet article), le premier est un article de l'AFP décrivant, dans ses grandes orientations et de façon succincte, le fameux plan de rigueur de notre brillantissime gouvernement (mais chuuuut... Sarkozy ne parle pas d'un plan de rigueur, il est audacieux, pour lui c'est de la réforme, la "réforme de l'État" de la vraie... Voilà, il ne nous reste plus qu'à la bouffer maintenant sa réforme, sauf si on se rebelle : les lycéens ont commencé, 3 selon la police, 15 000 en vrai dans les rues de Paris hier!)
Le plan de rigueur c'est, en gros :
- 7 milliards d'euros d'économies d'ici 2011 (annoncés par Éric Woerth),
- le non-remplacement, à partir de 2009, d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite,
- à titre indicatif : l'école est la grande absente du discours présidentiel...
- en matière de logement social, est prévu l'abaissement de 10% du plafond d'accession. L'objectif est de ramener de 70% à 60% la proportion des ménages français éligibles à une HLM. Un bon remède pour résoudre la crise du logement dans les grandes villes... (et où en est-on du fameux et tant médiatique plan-Borloo ???),
- une trentaine d'ambassades seront ainsi transformées en postes de présence diplomatique simple,
- suppression des dispositifs favorisant les retraites anticipées,
- une forte limitation des contrats aidés,
- Et mot de la fin : "Aucun ministère ne sera écarté de la nécessité de la réforme", (autrement dit de la rigueur, vous l'aurez parfaitement compris).

Voilà, maintenant c'est officiel, ça aura lieu, l'austérité économique la plus inquiétante nous attend.
Des économistes renommés se sont dépêchés pour critiquer l'absurdité de ces mesures (cf. deuxième lien) - c'est... une goutte d'eau dans un océan de déficit public...

http://afp.google.com/article/ALeqM5h2rMK2RfaI0PHNRAuUn2gRELoVvg
http://afp.google.com/article/ALeqM5idnmLMTlvu1D4469O0WnTF-TCIJw

Annonces d'"économies", le P.S. y voit la confirmation du plan de rigueur :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080404.OBS8291/annonces_deconomies__le_ps_y_voit_la_confirmation_de_la.html


Voilà qui nous donne à nous, gens de gauche, du pain sur la planche pour à fois riposter et proposer : la victoire future (présidentielle, et législatives) se joue maintenant. On doit agir maintenant et de façon efficace. Nous n'avons pas le choix, d'ailleurs cette rigueur nous concerne tous dans notre vie courante...

A bon entendeur,

Baptiste Rixens MJS - 64

mercredi 02 avril 2008, a 20:34
NON AUX 41 ANS !!!

La première attaque d'envergure contre les retraites est à l'initiative du gouvernement Balladur de 1993. En effet, la scélérate « loi Balladur 1993 » institue pour les salariés du privé l'allongement de la durée de cotisation et la modification du calcul des pensions retraites.

Pour le privé, la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein passe de 37,5 à 40 annuités. Ainsi, ce ne sont plus les 10 meilleures années de références mais les 25 meilleures années qui sont prises en compte pour le calcul des pensions retraites. Il en va de l'abaissement programmé des pensions de retraites.

 

C'est une « double peine » pour tous les salariés, mais la réforme Balladur va encore plus loin pour le calcul de la retraite : indexation des salaires portés au compte, indexation des retraites sur les prix se traduira par une baisse de 12 point du taux de remplacement en 2020, de 20 point en 2030. L'indexation sur les prix et non sur les salaires signifie que les retraités n'ont pas le droit de participer au partage des gains de productivités réalisés chaque année par les entreprises.

 

Continuant sur sa lancée destructrice, la droite revient à la charge en 2003 avec la « loi Fillon » en 2003 qui s'en prend une fois de plus aux salariés du privé, sans épargner les fonctionnaires. Le procédé et la méthode, pour faire passer la pilule sont la même : opposer les salariés du privé à ceux du public et diviser pour mieux imposer. C'est ainsi que les fonctionnaires concernés par cette loi devront cotiser 40 annuités, comme les salariés du privé pour prétendre à une retraite à taux plein. Ce n'est que l'envers du décor, car le contenu de la loi Fillon, par des nouveaux modes de calcul de décote et de sur côte frappe de plein fouet les retraités actuels et celles et ceux qui vont la prendre dans les années à venir.

 

L'offensive sans ménagement se répète en 2007 avec Sarkozy nouvellement élu Président. Dès le début de son mandat, il prépare une loi contre les régimes spéciaux (SNCF, EDF-GDF, RATP, Banque de France, clercs de notaires…) sous prétexte d'équité : il ne fait en fait qu'aligner tous les régimes de retraites « vers le bas ». Le gouvernement Fillon, avec le truchement du Medef, augmente la durée de cotisation des agents affiliés aux régimes spéciaux à 40 annuités au lieu de 37,5 initialement pour prétendre à une retraite pleine. Alors qu'on ne le dit jamais dans les journaux et médias : si les agents bénéficiant de régimes spéciaux peuvent prendre leur retraite avant les autres, c'est parce qu'ils cotisent plus ; ces salariés cotisent à hauteur de 36% de cotisation retraite, quand un salarié du privé cotise 26%. Il n'y a là pas d'inégalité. En somme, les réformes « Balladur Fillon » sont parmi les plus dures d'Europe sur la question des retraites. Voila comment l'amputation et la baisse des pensions retraites sont officialisées d'une manière extrêmement sévère pour tous les salariés.

 

C'est un trompe l'oeil de faire croire que pour sauver nos régimes de retraites il faille reculer l'âge de départ, alors que la durée moyenne de cotisation est de 37,5 annuités pour tous les salariés. Dans ce cas, peut-on penser que tout salarié travaillera 41 voir 42 ans, condition pour toucher une retraite à taux plein ? Comme ce ne sera pas le cas, les pensions baisseront de manière mécanique et importante.

 

Pourtant des solutions existent et la meilleure pour garantir et maintenir les retraites à 60 ans et la durée de cotisations à 37,5 annuités pour tous, et avant pour celles et ceux qui travaillent dans des métiers pénibles, c'est de reprendre les 10% de valeur ajoutée aux profits, pour les redonner aux salaires. Les 10% par an, représentent 160 milliards d'euros, largement de quoi financer nos retraites à 60 ans.

 

Notre parti devrait prendre de la graine, comme il s'y était engagé dans « le Projet Socialiste Pour la France » : En poursuivant la réforme « Balladur » de 1993, la loi « Fillon » de 2003 a programmé l'abaissement du niveau des retraites et n'en garantit même pas le financement. La retraite à 60 ans doit demeurer un droit.

Il nous appartient désormais de tenir nos engagements, de défendre et de rassurer tous les salariés et tous les jeunes. Salariés du privé et fonctionnaires même combat : le mot d'ordre des socialistes doit être

 

Non aux 41 ans et plus,

Oui à la retraite à 60 ans et à 37,5 annuités POUR TOUS !! 

 

Tunjaï Cilgi, Animateur Fédéral MJS 64

lundi 24 mars 2008, a 15:59
COMMUNIQUE DE PRESSE du Mouvement des Jeunes Socialistes des P-A

 

Le Mouvement des Jeunes Socialistes attend beaucoup de la victoire de la gauche aux élections municipales et cantonales. La vague rose ne doit pas être un oreiller sur lequel on s'endort mais la première marche de l'escalier qui nous mènera à la reconquête. Face à la politique nationale de régression organisée par le gouvernement, les socialistes ont su convaincre localement. Il faut maintenant transformer l'essai en étant à la hauteur des attentes exprimées par nos concitoyens.

Une nouvelle génération politique se trouve en position d'affirmer sa volonté de changement. Notre génération n'a connu pratiquement que des défaites de la gauche. Aujourd'hui le MJS a vu ses propositions, notamment sur les questions de jeunesse, être reprises dans les projets locaux par les candidats. Les responsables du MJS ont pu influencer les choix de campagne par leur implication dans les équipes de campagne. Un certain nombre d'entre eux, issus de la génération du 21 avril 2002, de la crise du CPE etc. vont aujourd'hui par ailleurs accéder à des responsabilités au sein des conseils municipaux.

A Pau, Oloron, Orthez, Salies, Lescar, Gan, Billère, Anglet … la victoire aux élections municipales et cantonales est donc porteuse d'espoir. Nous ferons en sorte qu'elle prenne tout son sens dans les enjeux à venir. Pour cela nous serons vigilants à ce que les engagements pris, notamment vis à vis de la jeunesse, soient tenus.

Le MJS 64 lance un défi à Madame Josy POUEYTO. Nous lui suggérons de démissionner de son mandat de conseillère générale dans un souci d'honnêteté à l'endroit des électeurs – en majorité de gauche – qui lui ont fait confiance lors des précédentes élections cantonales. Ancienne fidèle d'André LABARRERE, lieutenant improvisé de François BAYROU, elle peut désormais ajouter une contradiction de plus à son pédigrée puisqu'elle vient de permettre à l'UMP de présider le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. En politique, aucune traîtrise ne reste longtemps impunie…

Le MJS 64

vendredi 28 décembre 2007, a 16:45
Adieu le dimanche !

Adieu le dimanche !

 

Le travail est au centre de toutes les attaques, après les retraites, après les 35 heures, voici que droite et Medef ont concentré leur offensive, précipitamment, sans concertation,sur le travail du dimanche.

A cet effet, le sénat vient d'adopter un amendement qui ajoute les « établissements de commerce de détail d'ameublement » à la liste des établissements admis de droit à donner le repos hebdomadaire par roulement, c'est-à-dire à faire travailler les salariés le dimanche.

 

Le motif invoqué, pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, est de répondre aux souhaits, exprimés par les salariés volontaires, de pouvoir travailler le dimanche. Son auteur  Mme Debré – insiste même sur la nécessité que ces heures soient payées à 200 %.

 

Or, dans l'article L.221 – 9 du code du travail, modifié par cet amendement, il n'est aucunement question de volontariat ou de majoration de salaire. Autant dire que – comme à leur habitude –  ils accumulent mensonges et tromperies.

 

Aucun salarié de ce pays n'a le choix du volontariat, parce que, tout simplement, comme le stipule le code du travail, le salarié est attaché par un lien de subordination (le contrat de travail) à son employeur, cela veut dire que c'est l'employeur qui décide de la naissance du contrat, de sa gestion et de la fin du contrat.

 

Il est illusoire et malhonnête de faire croire – comme le font les libéraux – qu'au delà du lien de subordination, il y a un rapport humain avec l'employeur. C'est une tromperie, tant le rapport salarié - employeur est inégalitaire. On le sait très bien, les majorations disparaissent dès que le travail du dimanche se banalise et devient la règle.

 

Pour preuve, dans la restauration, les banques, le commerce, le nettoyage… combien de millions, pour ne pas dire milliards, d'heures supplémentaire sont impayées ?

A propos, supprimer le repos du dimanche, c'est aussi le supprimer pour un ensemble de professions qui seront forcément concernées par l'ouverture des magasins : les crèches, le nettoyage, les transports, les banques…

 

Qui peut croire un instant, que l'ouverture du dimanche accroîtra la concurrence, donc de facto, il serait suivi d'une baisse des prix. Pas très juste – car la plupart – des établissements concernés, en profiteront pour augmenter leur marge de rentabilité.

 

Ainsi, le travail du dimanche des personnes ayant déjà un emploi, empêchera les chômeurs de retrouver un emploi. En effet, quand la possibilité de faire faire des heures supplémentaires, de faire travailler le dimanche, lui sera reconnue par la loi,  dans beaucoup de cas, l'employeur n'aura pas besoin d'embaucher un nouveau salarié.

 

Le partage du travail et des gains de productivité, qui était à l'origine des 35 heures, sera lettre morte.

 

Par ailleurs, cet amendement a été adopté sous la pression de quelques lobbies du secteur, alors que 53 % de la population est contre l'ouverture du dimanche. Et le pourcentage de 53 % augmente quand on demande aux mêmess'ils souhaitent travailler le dimanche. C'est qu'il y a deux poids, deux mesures : la voix de quelques uns a plus de poids que la voix d'une majorité de citoyens.

 

C'est une attaque de plus : les heures supplémentaires exonérées, le rachat des RTT, le travail du dimanche, la possibilité de convertir les stocks d'épargne-temps en argent, la possibilité pour les salariés concernés (3 % des entreprises assujetties) de débloquer avec anticipation les sommes au titre de la participation avec une limite de 10 000 euros…

 

C'est une vraie usine à gaz,

pour l'employeur comme pour le salarié.

 

En somme, où est la SANTÉ des salariés dans tout ça ? Où est le partage du travail et des gains de productivité, qui est à l'origine des 35 heures ? Pourquoi n'y a-t-il pas une augmentation généralisée de TOUS les salaires ?

 

Toutes ces questions ont une réponse, les 35 heures sont un bien pour tout le monde, le repos dominical et les deux jours de repos consécutive sont un bien pour la santé de tous les salariés, le partage du travail profite à tout le monde, il en va d'une meilleure répartition de la valeur ajoutée entre les profits et les salaires.

 

Une augmentation générale des salaires Pour TOUS c'est du pouvoir d'achat en plus et c'est possible de le faire, parce que la « France d'en haut » n'a jamais été aussi riche, les plus grandes entreprises croulent sous les bénéfices : 100 milliards d'euros en 2006 et encore plus cette année.

Les 500 familles les plus riches n'ont jamais été aussi riches, les 13 milliards de cadeaux fiscaux, en sus de la suppression des droits de succession, s'ajoutent à leur patrimoine déjà bien garni.

 

Donnez 200 euros d'augmentation de salaire à un salarié au Smic, il les dépensera, mais donnez 2 millions d'euros à une personne qui en a déjà 6, elle les épargnera : elle n'en a pas besoin.

 

Non au travail du dimanche,

Non au démantèlement des 35 heures

Non au démantèlement du code du travail.

Oui à une augmentation des salaires POUR TOUS !

lundi 24 décembre 2007, a 14:01
Le Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques

Pour l'abrogation de la loi Pécresse

 

La loi Pécresse « Liberté et Responsabilité des Universités »  – adoptée par le parlement le 10 Août 2007 –exprime la volonté dissimulée de l'Etat de se désengager progressivement du financement des universités, pour le remettre aux entreprises et aux intérêt privés.

 

C'est une attaque vicieuse contre les étudiants et les lycéens, contre le service public d'enseignement mis à mal par des frais d'inscription illégaux, par l'institution d'une sélection dissimulée des lycéens au moyen de l' « orientation active », par l'alignement du bac pro sur le bac général, préparé en 3 ans au lieu de 4, qui programme la suppression des BEP.

 

Le Mouvements des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques, tient à apporter son soutien aux lycéens et étudiants mobilisés pour demander l'abrogation de la loi Pécresse.

 

La nouvelle réforme n'améliore en rien la condition de vie des étudiants, la précarité des étudiants. Elle ne résout ni le manque de logements étudiants, ni l'insuffisance des aides sociales pour les étudiants en difficulté, ni l'échec en première année...

En effet, cette loi instille une logique propre au monde de l'entreprise et aux intérêts privés dans les universités. La création de fondations privées, alimentées par les entreprises pour financer la recherche, constitue une vraie menace pour la recherche fondamentale et les filières  dites « non compétitives ».

Le transfert de la propriété des bâtiments et l'attribution de la gestion des personnels aux universités elles-mêmes, sans moyens supplémentaires de l'Etat, est décisive ouvre la voie à la privatisation. Ces charges seraient, à terme, supportées par les étudiants sous forme de frais d'inscription supplémentaires.

 

L'augmentation des fonds privés dans le financement des universités creusera les inégalités entre les universités. Elles seront gérées comme des holdings selon des critères de rentabilité : mise en concurrence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration dans les mains du président de l'université.

 

Cette loi inique élude, au passage, le rôle et la mission première du service public d'éducation, qui est de garantir le droit à l'éducation, à la formation et au développement d'un esprit critique pour tous.

 

Face à la politique de régression sociale – de casse des conquêtes sociales – de ce gouvernement Medef, les inquiétudes et les angoisses grandissent un peu plus chaque jour. Les mobilisations étudiantes et sociales en sont une réalité palpable et remarquable.

 

Cela dit, nous ne voulons pas que, en raison du soi-disant manque d'argent dans les caisses de l'Etat, les revendications des étudiants servent d'alibi au gouvernement pour vendre une partie du capital d'EDF afin de financer les investissements dont ont besoin les universités. EDF et GDF sont des entreprises publiques financées par les deniers publics, donc, elles ne sauraient être vendues à des intérêts privés. Cela reviendrait à déshabiller Paul pour habiller Pierre.

 

Le Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques demande clairement l'abrogation de la loi Pécresse. Nous demandons la satisfaction des revendications étudiantes et lycéennes.

 

 

Nous sommes et nous serons engagés aux côtés de celles et de ceux qui luttent :

 

*Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Education Nationale) liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,

*Contre le démantèlement des services publics.

*Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales

*Contre la recodification du code du travail (500 parties modifiées pour esquinter les droits des salariés)  

* Pour une allocation d'autonomie à tous les jeunes 

*Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux ; une carte d'étudiant = une carte de séjour

*Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein.

mercredi 24 octobre 2007, a 15:02
Le Mouvement des Jeunes Socialistes, c'est la première organisation politique autonome de jeunesse en France. Ce sont 8000 adhérent-e-s dispersés partout en France.

 

Le Mouvement des Jeunes Socialistes, c'est la première organisation politique autonome de jeunesse en France. Ce sont 8000 adhérent-e-s dispersés partout en France.

 

Un bref aperçue Historique;

 

-Le 23 avril 1905, le congrès du globe donne naissance à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière).

 

-1912 sous la pression, une section rassemble des jeunes et des étudiants est créée au sein de la SFIO. Pendant les années suivantes, le relations sont de plus en plus tendues. Les dirigeants de la SFIO décident de dissoudre " Les jeunes socialistes"

 

-1915 fondation de l' Union Internationale des Organisations Socialistes de la Jeunesse (IUSY)

 

-Avril 1993 c'est la Conquête de l'Autonomie. La direction du Parti Socialiste dirigé par Michel ROCARD accorde l'AUTONOMIE politique au Mouvement des Jeunes Socialistes et accepte le processus d'un congrès constituant

 

-Novembre 1993, congrès constituant du MJS en Avignon. Le mouvement se dote d’une orientation politique propre, d’un Bureau national et d’un président, Benoît Hamon. Pour le première fois, la totalité des instances dirigeantes du MJS (locales et nationales) ne sont plus désignées par le PS mais élues directement par les adhérents du MJS.

 

Moment fort de l'histoire politique de la France et du Mouvement des Jeunes Socialistes

 

-2002

 

Alors que les socialistes voient leur leader détrôné par l’extrême-droite au second tour de l’élection présidentielle, des mobilisations spontanées s’organisent dans tout le pays pour crier le rejet de l’extrême droite. En quelques semaines, le MJS connaît la plus importante vague d’adhésion de sa courte histoire : près de 2000 nouveaux jeunes le rejoignent.

 

L'un des plus grand mouvement de masse de la jeunesse française a eu lieu en fevrier, mars et avril 2006, contre la loi pour l'égalité des chances instituée par le gouvernement de Dominique De Villepin le CPE et le CNE (Contrat Première Embauche, Contrat Nouvelle Embauche).

 

Organisations étudiantes, syndicales et politique de gauche et de défense des droits des travailleurs et étudiants ce sont joints pour amorcer un mouvement de masse anti-CPE. le 23 mars 2006 ce sont 3 000 000 millions de personnes partout en France déscendent dans les rues, avec des facs bloquées, des lycèens révoltés, des jeunes travailleurs déterminés à faire reculer le gouvernement en place. Ainsi, au terme d'une bataille mouvementée, dont le MJS avec toute son organisation de part et d'autres de la France a été au coeur du combat, a fait plier le gouvernement Villepin qui a abolit le CPE.

 

Le VIII° congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes se tiendra le 2, 3 et 4 Novembre 2007- Bordeaux/ St Médard en Jalles. Ce congrès sera le moment de voter la future orientation politique du MJS, au terme de ce congrès sera aussi élu(e) le futur animateur fédéral, qui remplacera l'actuel Razzy HAMMADI pour une durée de mandat de 2 ans.

 

Ainsi, 1 à 2 semaine après le congrés, toutes les fédérations départementales du MJS renouveleront leur animateur fédéral.

 

Fais comme les 8000 adhérents actuels,

engage-toi et fais entendre ta voix

 

lundi 01 octobre 2007, a 13:41
Dix idées sur le miroir aux alouettes des heures supplémentaires à Sarkozy

 

Augmentez les salaires
Pas les heures supplémentaires !

Pour que la France travaille plus, il faut travailler tous,

Faire travailler plus les uns, c’est maintenir au chômage les autres

1°) les heures supplémentaires pour les 5 millions de salariés des entreprises de moins de 20 salariés devaient être majorées à 25 % depuis le 1er janvier 2005. C’était la loi voulue par la gauche. Ce sont MM Fillon et Sarkozy qui ont empêché qu’elles le soient et qui ont reporté cela depuis trois ans. Ainsi ils ont fait travailler plus en gagnant moins que prévu 5 millions de salariés depuis trois ans.

2°) L’exigence de hausse des salaires est générale. Le placebo de la promesse d’heures supplémentaires, en baissant sur elles le salaire brut, ne fait pas le compte. D’abord parce que nombre d’entreprises et de branches ne feront pas faire d’heures supplémentaires. Ensuite par ce que déjà cinq, six, sept millions de salariés déjà travaillent plus prés de 45 h, de 50 h, voire illégalement de 60 h. Ensuite par ce que le système Sarkozy Fillon, c’est en fait la baisse du salaire brut !

3°) « la liberté de travailler plus pour gagner plus » n’existe pas. C’est un mensonge de A à Z. Celui qui dit cela serait collé à l’examen de préparation en droit du travail. Tout salarié est subordonné (et non pas collaborateur). Seul l’employeur décide de la naissance du contrat, de la gestion du contrat et de la fin du contrat. Jamais un salarié ne décide de la durée de ses horaires de travail.

4°) les heures supplémentaires sont probablement aujourd’hui estimées à 2,5 milliards. C’est l’équivalent de 1,4 million d’emploi. Alors qu’il y a 4,4 millions de chômeurs et que le chômage vient encore d’augmenter de 11 800 en août. Le système Fillon-Sarkozy d’heures supplémentaires, c’est le choix du maintien et de l’extension du chômage. Comme Ils veulent aussi rallonger la durée du travail sur toute la vie avec des retraies à 41 ou 42 annuités, à 61 ou 62 ans, le chômage qui pourrait et devrait baisser en ce moment pour des raisons démographiques restera élevé.


5°) Mais plus de moitié des heures supplémentaires ne sont pas déclarées, ni payées au taux légal. Aucun moyen suffisant n’est donné à l’inspection du travail pour contrôler cette immense fraude qui pèse contre nos caisses de protection sociale. Pourtant il y a 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail pour heures supplémentaires impayées. Au mieux et très souvent, elles sont masquées sous forme de « prime exceptionnelle ». De quoi craindre, si elles ne donnent plus lieu à cotisations sociales ni impôt, que désormais ce soient des primes exceptionnelles qui soient masquées en heures supplémentaires.

6°) c’est avec la durée légale à 35 h que le nombre d’heures supplémentaires a augmenté et non baissé : car la durée maxima du travail est restée fixée à 48 h. Il y a donc place depuis 2002 pour 13 h supplémentaires hebdomadaires au lieu de 9 h (du temps des 39 h). En fait pour créer de l’emploi et augmenter les salaires, il faudrait faire l’inverse de Sarkozy : diminuer la durée maxima de 48 à 44 h et rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche dés la 36° heure.

7°) c’est la droite qui a poussé avec les lois Balladur et Fillon aux annualisations, modulations, d’horaires. ce qui est un moyen de rendre les heures supplémentaires invisibles et impayées puisqu’il y a des périodes « creuses » et des périodes « hautes ». Ainsi lorsqu’il a surcroît exceptionnel de travail, les heures ne sont pas reconnues comme heures supplémentaire mais comme heures normales non majorées. Borloo, en janvier 2005, a fait voter que « le temps de déplacement professionnel n’est pas du temps de travail effectif », ce qui pousse a travailler plus en gagnant moins.

8°) Ce sont des lois Fillon-Sarkozy qui ont allongé le contingent annuel autorisé d’heures supplémentaires : il est passé de 180 h à 220 h avec possibilités d’y déroger, en pire, par accord. Dans la poissonnerie, un accord a été signé pour 230 h de contingent annuel. Et dans les HCR (hôtels, cafés, restaurants), un accord a été signé pour un contingent de 360 h. Or la fin du contingent, c’est le seuil de déclenchement d’heures supplémentaires majorées de 100 %. Ainsi en augmentant le contingent, Sarkozy et Fillon font travailler les salariés concernés plus en gagnant moins ! Puisque c’est la 231 ° heure dans la poissonnerie et la 361 ° heure dans les HCR qui sont majorées de 100 % au lieu de la 181° heure.

9°) Ce sont encore les lois de droite, Sarkozy-Fillon qui ont étendu l’usage des forfaits-jours ».
D’abord limités aux « cadres autonomes » par la gauche, ils ont été étendus aux cadres itinérants, aux salariés itinérants, puis à tous les salariés si un accord le permet avec un syndicat. Or le forfait jour peut permettre de violer le calcul des heures supplémentaires et rend le contrôle de la durée maxima quotidienne(qui est toujours de 10 h) quasi impossible.

10°) c’est encore Fillon et Sarkozy qui ont étendu les possibilités de « compte épargne temps » ce qui signifie « le droit » de ne pas prendre ses congés payés et jours de RTT. Mais ce n’est pas un « droit » puisque le salarié est subordonné et que c’est l’employeur qui signe ou non un accord en ce sens. Fillon a facilité le « rachat » des « compte épargne temps » à taux zéro, ce qui revient encore à faire des heures supplémentaires non majorées : travailler plus en gagnant moins.


Le 1er octobre, les « lois supplémentaires » de Sarkozy-Fillon sont un marché de dupes qui coûte cher : en effet, là ou, éventuellement, cela marchera, ce sera autant de « trou » en plus pour les caisses de Sécurité sociale.
Car, il faut le dire, il n’y a pas de « charge » sur les heures de travail, il n’y a que des cotisations : c’est à dire du salaire brut attaché au salaire net. Là, ils baissent le salaire brut, et ils promettent de compenser le manque à gagner des caisses sociales, par des reversement de l’état… à partir de l’impôt collecté sur les… salariés.


Enfin, derrière la duperie des heures supplémentaires, entre en vigueur ce 1er octobre, le nouveau Code du travail, partie législative. Ce nouveau Code du travail a été adopté, contre l’avis unanime des syndicats, en Conseil des ministres le 7 mars, promulgué au Journal officiel le 12 mars par ordonnance dans un silence médiatique général.
C’est une destruction, une mutilation, un démantèlement du Code du travail tel qu’il s’est construit dans les luttes sociales depuis plus de 130 ans. 500 lois ont été déclassées en décret. Les parties réglementaires sont en voie elles aussi de ré écriture, et sont prévues pour le 1er mais 2008. Des recours ont été effectués contre ce coup de force. Le Parlement, pour éviter le succès possible de ces recours, devrait être saisi d’une demande de ratification des résultats des travaux des ordonnances en question, le 20 novembre prochain.

                                                                       Tunjaï CILGI.

samedi 08 septembre 2007, a 13:40
LES HEROS SONT LES SALARIE(E)S...

 

Les États-Unis affichent toujours la plus forte productivité de main-d'oeuvre dans le monde; Quelques régions réduisent l'écart, mais la plupart sont distancées

 

Si les niveaux de productivité ont augmenté dans le monde entier au cours des dix dernières années, de grandes disparités demeurent entre les pays industrialisés et la plupart des autres régions, bien que certaines aient commencé à combler leur retard, affirme un nouveau rapport du BIT, qui ajoute que le gaspillage du potentiel productif des travailleurs est l'une des causes majeures de la pauvreté dans le monde.

 

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Si les niveaux de productivité ont augmenté dans le monde entier au cours des dix dernières années, de grandes disparités demeurent entre les pays industrialisés et la plupart des autres, bien que l’Asie du Sud, l’Asie de l’Est, l’Europe centrale et du Sud-Est (hors Union européenne) et la CEI aient commencé à combler leur retard, affirme le Bureau international du Travail (BIT) dans un nouveau rapport (Note 1) publié aujourd’hui.

 

Le rapport du BIT, intitulé «Les indicateurs clés du marché du travail (KILM en anglais), Cinquième édition», indique que les États-Unis sont toujours largement en tête du classement de la productivité par personne employée en 2006, malgré une rapide hausse de la productivité en Asie de l’Est où les travailleurs produisent maintenant deux fois plus qu’ils ne le faisaient il y a dix ans.

Qui plus est, le rapport montre aussi que l’écart de productivité entre les États-Unis et la plupart des autres économies développées continue de se creuser. L’accélération de la croissance de la productivité aux États-Unis a distancé celle de nombreux autres pays industrialisés. Avec 63 885 dollars de valeur ajoutée par personne employée en 2006, les États-Unis sont suivis de très loin par l’Irlande (55 986 US$), le Luxembourg (55 641 US$), la Belgique (55 235 US$) et la France (54 609 US$).

 

Cependant, les Américains effectuent un plus grand nombre d’heures de travail par an que les travailleurs de la plupart des autres économies développées. C’est pourquoi, en mesurant la valeur par heure travaillée, la Norvège détient le plus haut niveau de productivité du travail (37,99 US$), suivie par les États-Unis (35,63 US$) et la France (35,08 US$).

La hausse de la productivité résulte principalement du fait que les entreprises combinent mieux capital, travail et technologie.

 

Un manque d’investissement dans les ressources humaines (formation et qualification) et dans les équipements et les technologies peut conduire à une sous-utilisation du potentiel de la main-d’œuvre dans le monde.«Les énormes disparités de productivité et de richesse sont très préoccupantes», déclare Juan Somavia, Directeur général du BIT. «Augmenter les niveaux de productivité des travailleurs qui ont les plus bas revenus dans les pays les plus pauvres est la clé pour réduire les gigantesques déficits de travail décent dans le monde.»

 

En Asie de l’Est où les niveaux de productivité ont connu la plus forte hausse, doublant en dix ans, la production par travailleur est passée d’un huitième à un cinquième du niveau atteint par les pays développés, entre 1996 et 2006. Quant à l’Asie du Sud-Est et le Pacifique, la productivité y reste sept fois inférieure à celle des pays industrialisés, et huit fois moindre en Asie du Sud, révèle le rapport.

Au Moyen-Orient, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, la productivité par personne employée est près de trois fois plus faible que dans les économies développées; en Europe centrale et du Sud-Est (hors UE) et dans la CEI, le niveau est 3,5 fois plus bas et 4 fois moindre en Afrique du Nord. Le plus grand fossé est observé en Afrique subsaharienne où la valeur ajoutée par travailleur est douze fois inférieure à celle d’un travailleur du monde industrialisé.

 

Des déficits de travail décent substantiels

La cinquième édition du KILM livre de nouvelles mesures et un meilleur aperçu de ce que l’OIT appelle «les déficits de travail décent» dans le monde. Le travail décent est productif et apporte une juste rémunération, la sécurité sur le lieu de travail et une protection sociale pour les familles; il permet à chacun d’exprimer ses revendications, de s’organiser et de prendre part aux décisions qui affectent sa vie.

«Des centaines de millions d’hommes et de femmes travaillent dur et longtemps mais sans bénéficier des conditions indispensables pour se sortir eux et leur famille de la misère; ils risquent même de s’enfoncer davantage encore dans la pauvreté. Libérer leurs capacités sous-utilisées en augmentant leur potentiel productif doit être en tête des priorités de l’agenda du développement international», ajoute M. Somavia.

 

Selon le KILM, 1,5 milliard de personnes dans le monde – soit un tiers de la population en âge de travailler – sont «potentiellement sous-utilisées». Cette nouvelle estimation de la sous-utilisation de la main-d’œuvre comprend les 195,7 millions de chômeurs dans le monde et les quelque 1,3 milliard de travailleurs pauvres qui vivent avec leur famille avec moins de 2 dollars par jour et par personne. Alors que les chômeurs veulent travailler mais n’ont pas la possibilité de le faire, les travailleurs pauvres travaillent mais ne gagnent pas suffisamment pour échapper à la misère.

Par ailleurs, le rapport estime également que la moitié des femmes et des hommes qui travaillent sont vulnérables face à la pauvreté.

 

Globalement, la plupart de ces hommes et de ces femmes travaillent dans l’économie informelle et courent un grand risque de n’être pas protégés, sans sécurité sociale et sans possibilité de se faire entendre sur leur lieu de travail. En Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, plus de 70 pour cent des travailleurs occupent des tels emplois précaires.

Le rapport note aussi qu’à côté de la main-d’œuvre sous-utilisée, un grand nombre de personnes – environ un tiers de la population en âge de travailler dans le monde – ne participe pas du tout au marché du travail. Ces dix dernières années, ce taux d’inactivité est resté beaucoup plus élevé chez les femmes que chez les hommes, avec seulement deux hommes inactifs sur dix contre cinq femmes sur dix.

Ce qui montre qu’un grand potentiel de la main-d’œuvre féminine demeure inexploité.

Le KILM, à travers l’étude de 20 indicateurs, couvre de nombreuses facettes du travail décent et productif, notamment: le type et le volume d’emplois, le chômage et les caractéristiques des demandeurs d’emploi, la formation, les salaires, les revenus et les coûts d’indemnisation, la productivité du travail et les travailleurs pauvres. Pris dans leur ensemble, le KILM offre une base solide pour examiner le lien entre pauvreté, déficit de travail décent et sous-utilisation de la main-d’œuvre.

 

Source: Bureau International du travail (BIT) . Tunjaï CILGI.

jeudi 23 août 2007, a 18:30
Du méandre au danger de la "sous-traitance en cascade"

 

Cet article en réponse à un article apparu dans une journal régional dont le sujet fesait suite au contrôle d'inspection de l'urssaf et autres, effectué sur le chantier de Pau (centre) qui concernait les heures supplémentaires effectuées par les salariés originaires du Portugal est et embauchés dans l'entreprise sous-traitante localisée sur la côte basque.

 

le dépassement des horaires légales (35h hebdomadaire) et ( 48h maximum légale) selon le code du travail. Ainsi comme le stipule le code du travail: toute heure dépassant le taux horaire maxima devra faire l'objet d'une demande auprès de l'inspection du travail par l'entreprise sous-traitante.

 

Cependant, il apparaissait dans ce journal certains propos qui justifiaient les dépassements d'horaires par les délais de finitions du chantier qui sont court, ce qui a conduit le maître-d'ouvrage (ville de Pau) à mettre la pression sur le maître- d'oeuvre (colas, donneur-d'ordre) qui lui-même exerce la presion sur le sous-traitant.

 

Aussi, ces même propos mettaient en cause le fait qu'il y a des difficultés récurrentes de recruter de la main-d'oeuvre qualifié ou spécialisé d'où le choix du maître-d'oeuvre de faire sous-traiter le chantier de Pau.

Certe, il est vrai qu'il y a une difficulté manifeste de recrutement de main-d'oeuvre dans le secteur du BTP. Mais, connaissant bien le milieux du bâtiment, ces difficultés de recrutement de main-d'oeuvre ne sont que partiellement à l'origine des dépassement d'horaires et n'expliquent vraisemblablement pas les raisons au recours à la" sous-traitance en cascade"?.

 

Pour ma part et je le souligne, la "sous-traitance en cascade" permet non seulement au maître-d'ouvrage d'obtenir le meilleur prix avec la meilleure qualité, ainsi quand les travaux sont faits sous-traités au maître-d'oeuvre (donneur d'ordre) celui-ci pressurise ses prix pour remporter le marché, ainsi desuite le sous-traitant en question préssurise aussi ses prix auprès du maître-d'oeuvre pour effectuer les travaux, il sera alors l'executant sur le chantier.

Voilà, pourquoi des dépassements d'horaires sont constatés dans la plupart des chantier, dont les journaux ou médias ont parle peu. A force de pressuriser les prix de marché et de la main-d'oeuvre en on arrive à des cas similaires à celui de Pau. D'autant plus que la sous-traitance permet à l'entreprise (donneur d'ordre) de se décharger ou désengager de certaines responsabilités qui sont d'ordre: technique, social et économique.

 

-Techniquement, le donneur d'ordre n'est pas responsable jusque à un certain niveau, des risques de mal-façons, retards ou autres. Etant donné que l'entreprise sous-traitante y est couvert par une assurance décennale.

 

-Socialement, le donneur d'ordre n'est pas responsable des salariés qui sont déclarés dans l'entreprise sous-traitante, donc, ils ne sont pas une charge directe imputable. Ils ne relévent pas de la même convention collective que les salariés du donneur d'ordre qui peut être plus avantageuse. Aussi, il permet au donneur d'ordre de détourner le code du travail, car comment nous l'avons vue à Pau, quand les salariés d'une entreprise sous-traitante font des dépassements excessifs d'heures, ou qu'ils ne soit pas déclarés. Ce n'est pas le donneur d'ordre qui en est tenue responsable. Le donneur d'ordre et le sous-traitant sont liés par un lien contractuel, c'est le droit civil et commercial qui intervient quand un litige oppose l'une des partie à l'autre. Concernant un litige entre salarié-employeur qui est provoqué par le donneur d'ordre à cause des pressions ou pratique de prix aux rabais, le code du travail est rarement intervenu ni par jurisprudence.

 

-Economiquement, pour terminer : le donneur d'ordre dans beaucoup de cas n'est pas responsable de la commande de matériaux, c'est le sous-traitant qui supporte la charge, en d'autre terme il avance les frais des matériaux, donc besoin d'un fond de roulement. N'est-il pas d'usage que les délais de paiement du (donneur d'ordre) au (sous-traitant) peuvent aller de 60 à 90 jours en régle général le paiement ce fait à la livraison, le sous-traitant peut en pâtir.

Le donneur d'ordre pressurise les prix aux plus bas pour un rendement plus élevé, ce qui explique souvent le choix de la plupart des sous-traitants malgré leur bon vouloir de faire travailler du personnel au noir, d'aller chercher de la main-d'oeuvre bon marché dans les pays ou le coût y est plus bas ce qui conduit parfois ces salariés etrangers à effectuer des heures supplémentaires sans être payé, ou de travailler plus que la norme sociale en vigueur et dans des conditions sociales, sanitaires et physiques déplorables. Et combien de sous-traitants utilisent des produits de moindres qualités pour se faire une marge.

 

Tout cela parce qu'il y a un système engendré par des grands groupes et maître-d'ouvrages qui consiste à pressuriser les prix de marché aux rabais en jouant sur une concurrence déloyale. Ainsi, de gagner sur le dos des sous-traitants qu'on accusera de favoriser le travail dissimulé, des chantiers baclés, des heures supplémentaires impayées et cadences de travaille élevée.

 

Cette logique de pressurisation des prix de marché aux sous-traitants, consiste dans les faits pour les donneur-d'ordres à augmenter leur marge, à déléguer des chantiers oneureux en hommes, en travaux et dans deux cas sur trois parce que ce n'est pas assez rentable. La résultante de cette logique pour les sous-traitants: Ils remportent des travaux à des prix de marché intenable d'un point de vue comptable, ils sont alors obligés de cloturer les travaux à une cadence infernale, avec parfois des salariés payés à la fronde, sans convention collective, sans couverture assurance en cas d'intempérie, heures supp non payées ou parfois avec des travailleurs non déclarés.

 

Ainsi combien de chef d'entreprise artisanale n'ont aucune notion ni formation de comptabilité ou de gestion, ils acceptent parfois des marchés sans savoir si ils y gagneront quelque chose.

 

L'obtention d'une carte d'artisan préalable à un stage de formation auprès des chambres des métiers est conditionnée: D'une part vous devez avoir une qualification( CAP, BEP ou plus) ou bien une expérience professionelle de 5 ans en lien avec la demande de carte d'artisan, ainsi qu'une simulation comptable provisionelle pour votre future entreprise et d'autre part vous devez suivre un stage de formation d'une semaine à la chambre des métiers de votre département.

Ce stage consiste à vous apprendre le b.a ba sur les formalités administratives et de vous souffler quelqeue notion de gestion loin de la réalité et des soucis des artisans. Mais, il y a un moyen de contourner la condition d'exigence de qualification pour l'obtention d'une carte d'artisan expl: si vous n'avez pas la qualification ou l'expérience requise, alors il vous suffit de trouver une personne qui remplie l'une des deux conditions, de rédiger une promesse d'embauche en CDI et de lui réclamer le justificatif de qualification ou bullentins de paient pour l'expérience une fois cela fait, le tour est joué.

 

Cette démonstration permet de voir d'une part l'insuffisance de contrôle et de contrainte pour l'obtention d'une carte d'artisan, l'inefficience du stage de formation dispensé, la durée courte du stage qui est d'une semaine. Le stage ne répond pas réellement à l'attente des futures chef-d'entreprise sinon le cours de gestion administrative ou comptable sans à mille lieux de la réalité du marché. Et d'autre part cela démontre l'irrésponsabilité de l'Etat qui est dans une course au chiffre, la seule chose qui l'intéresse c'est de montrer au médias et journaux que le nombre de créations d'entreprises à augmenter.

 

Car l'Etat sait très bien que 1 créateur sur 2 ne tiendra pas plus de 5 ans malgrés les exonérations et autres. Du moment qu'ils payent les impôts et cotisations le soucis n'est pas de savoir quand ils cesserons, au pire en cas de fraude ou de non paiement le gérant de l'entreprise se retrouvera devant le mandataire judiciaire pour liquidation ou cessation de paiement pieds et poingt liés.

 

Les annonces de créations d'entreprises dans les journaux ou médias sont un écran de fumé qui cache la vérité sous le sceau des chiffres. Alors que pour la pérénité de ces entreprises artisanales devrait être un objectif essentiel.

L'Etat par l'intermédiaire des organismes de service public doit promouvoir un meilleur suivi des candidats avant l'obtention d'une carte d'artisan; Formation en gestion et comptabilité plus longue et gratuite, plus de contrôle et de contrainte pour l'obtention d'une carte d'artisan, une mesure qui puisse permettre le maintien des prix de marché à un niveau correcte pour les artisans sous-traitant, faire que le sous-traitant et ses salariés bénéficient de la même convention collective ou avantage que les salariés du maître-d'oeuvre ou maître-d'ouvrage ou s'il n'y a pas lieu par une clause obligatoire qui protége le sous-traitant et ses salariés en cas de coup dur.

Entre autre que le code du travail elargisse son champ d'application entre les sous-traitants-maîtred'oeuvre ou maître-d'ouvrage pour des litiges d'ordre commercial ou de délai court qui pourraient être préjudiciale aux sous-traitants et leurs salariés qui sont plus vulnérable au changement ou fluctuation du marché.

 

cet article n'est pas destiné à porter atteinte à l'image des sous-traitants ni aux salariés, le souhait de par cet article est de relater une réalité du quotidien que subissent ces sous-traitants et directement leurs salariés. Dans toute les décisions qui découlent du donneur d'odre ou du maître-d'ouvrage et qui seraient ou pourraient être préjudiciables aux sous-traitants et à leurs salariés, il faut qu'ils soient mieux protégés par le code du travail. La pérénité de ces petits artisans est un réservoir d'emploi, de progrés économique, social et humain.

 

 

                                         Article rédigé par Tunjaï CILGI.

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