Pour l'abrogation de la loi Pécresse
La loi Pécresse « Liberté et Responsabilité des Universités » – adoptée par le parlement le 10 Août 2007 –exprime la volonté dissimulée de l'Etat de se désengager progressivement du financement des universités, pour le remettre aux entreprises et aux intérêt privés.
C'est une attaque vicieuse contre les étudiants et les lycéens, contre le service public d'enseignement mis à mal par des frais d'inscription illégaux, par l'institution d'une sélection dissimulée des lycéens au moyen de l' « orientation active », par l'alignement du bac pro sur le bac général, préparé en 3 ans au lieu de 4, qui programme la suppression des BEP.
Le Mouvements des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques, tient à apporter son soutien aux lycéens et étudiants mobilisés pour demander l'abrogation de la loi Pécresse.
La nouvelle réforme n'améliore en rien la condition de vie des étudiants, la précarité des étudiants. Elle ne résout ni le manque de logements étudiants, ni l'insuffisance des aides sociales pour les étudiants en difficulté, ni l'échec en première année...
En effet, cette loi instille une logique propre au monde de l'entreprise et aux intérêts privés dans les universités. La création de fondations privées, alimentées par les entreprises pour financer la recherche, constitue une vraie menace pour la recherche fondamentale et les filières dites « non compétitives ».
Le transfert de la propriété des bâtiments et l'attribution de la gestion des personnels aux universités elles-mêmes, sans moyens supplémentaires de l'Etat, est décisive ouvre la voie à la privatisation. Ces charges seraient, à terme, supportées par les étudiants sous forme de frais d'inscription supplémentaires.
L'augmentation des fonds privés dans le financement des universités creusera les inégalités entre les universités. Elles seront gérées comme des holdings selon des critères de rentabilité : mise en concurrence des universités et des personnels, précarisation et dégradation des conditions de travail et des salaires, concentration des pouvoirs au sein des conseils d'administration dans les mains du président de l'université.
Cette loi inique élude, au passage, le rôle et la mission première du service public d'éducation, qui est de garantir le droit à l'éducation, à la formation et au développement d'un esprit critique pour tous.
Face à la politique de régression sociale – de casse des conquêtes sociales – de ce gouvernement Medef, les inquiétudes et les angoisses grandissent un peu plus chaque jour. Les mobilisations étudiantes et sociales en sont une réalité palpable et remarquable.
Cela dit, nous ne voulons pas que, en raison du soi-disant manque d'argent dans les caisses de l'Etat, les revendications des étudiants servent d'alibi au gouvernement pour vendre une partie du capital d'EDF afin de financer les investissements dont ont besoin les universités. EDF et GDF sont des entreprises publiques financées par les deniers publics, donc, elles ne sauraient être vendues à des intérêts privés. Cela reviendrait à déshabiller Paul pour habiller Pierre.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes des Pyrénées-Atlantiques demande clairement l'abrogation de la loi Pécresse. Nous demandons la satisfaction des revendications étudiantes et lycéennes.
Nous sommes et nous serons engagés aux côtés de celles et de ceux qui luttent :
–*Pour le rétablissement des 22 000 emplois de fonctionnaires (dont 11 200 dans l'Education Nationale) liquidés dans le budget 2008 et des 25 000 postes supprimés au cours des cinq années précédentes,
–*Contre le démantèlement des services publics.
–*Contre la privatisation de la Sécurité sociale et les franchises médicales
–*Contre la recodification du code du travail (500 parties modifiées pour esquinter les droits des salariés)
–* Pour une allocation d'autonomie à tous les jeunes
–*Pour l'abrogation des lois anti-immigrés, CESEDA et Hortefeux ; une carte d'étudiant = une carte de séjour
–*Pour la défense des régimes spéciaux de retraites, les 37.5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans à taux plein. |